Fermeture du cabinet
Pour sa part, la justice, saisie par One Voice et d'autres associations a demandé de prononcer le 5 septembre 2002, devant le Tribunal correctionnel de Versailles, une peine de deux mois de prison avec sursis à l'encontre de ce vétérinaire des Yvelines chez qui plus de 70 cadavres de chiens ont été retrouvés. Le ministère public a également requis la condamnation à une amende de 1000 euros et la fermeture pendant 5 ans du cabinet du praticien, qui n'exerce plus depuis les faits.
Cadavres dans le congélateur
C'est en enquêtant sur un trafic international d'achat et de vente d'animaux instruit à Châlons-en-Champagne (Marne) et dans lequel One Voice s'est portée partie civile, que les gendarmes de la section de recherches de Reims avaient découvert, le 26 novembre 2001, un véritable charnier chez le vétérinaire. Au total, 76 cadavres de chiens enterrés dans le jardin du pavillon abritant le cabinet, dans les sous-sols ou abandonnés dans le congélateur.
Sans explications
Henri Viatte n'a pu expliquer ses agissements devant les magistrats du tribunal. Parlant d'une voix faible, il a expliqué cet entassement de dépouilles, dont certaines étaient là depuis dix ans, par son état psychologique.
Il n'a pas davantage expliqué le grand désordre trouvé dans son cabinet, où les carcasses d'animaux côtoyaient un amoncellement de médicaments, pour la plupart périmés.
Berger à l'oreille coupée
Il retrouve pourtant ses esprits, assure l'agence France-Presse, quand la Présidente évoque la délivrance de médicaments sans ordonnance au profit de certains éleveurs. M. Viatte s'étonnant que l'on évoque devant le Tribunal de Grande Instance de Versailles un aspect du dossier dont il devra répondre ultérieurement dans l'affaire de Châlons-en-Champagne. Il ne sera pas plus bavard sur le berger allemand retrouvé dans son congélateur et dont l'oreille portant le tatouage a été coupée. Quant aux trois chiots découverts à ses côtés et dont les puces d'identification avaient été retirées, le Docteur Viatte se contentera d'affirmer qu'ils étaient morts naturellement.